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Publié par pol

le texte du dimanche, Andrée Chedid

Nos morts

Se plaquent sans trace contre nos vitres

Gémissent sans voix dans nos accents

Oscillent

dans la frileuse poursuite

de leur chair abolie

Leurs cœurs s’endeuillent de la terre

Leurs mains se tendent vers nos lueurs

Le spectre de leurs bras cherche à nous retenir

Mais nos pas de vivants

déferlent sans leur escorte

Nos vies

survivent à leurs plaintes

Nos heures

consument leurs contours

Quelques images se souviennent

Les ravivant parfois d’une brève flambée!

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