Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par pol

Le confinement semble désormais derrière nous, mais il sera peut-être l’occasion de se pencher sur les maux de notre société et la famille n’y échappera pas. Dans les huis clos familiaux imposés par le confinement, de nombreux parents ont du se coltiner à longueur de journées des enfants ou adolescents que l’on a déjà envie d’étriper dans d’autres périodes moins troublées. Hélas, les parcs, jardins et bois étaient  fermés et l'impossibilité de tenter d’aller les perdre aux tréfonds de la forêt la plus proche, même avec une attestation dûment complétée ne favorisait l'essor d'un climat familial serein. Mais d’un autre côté, ces progénitures détestables ne sont bien souvent que le reflet en modèle réduit de leurs géniteurs car on récolte souvent ce que l’on sème.Comme les vieux qui se plaignent des plus jeunes générations de leur famille oublient sûrement qu'ils ont été de bien piètres parents. Les instits et les profs ou bien les assistantes maternelles en se remémorant certains propos de parents devaient bien se fendre la poire en les imaginant en vase clos 24/24 avec leurs marmots insupportables.

Ces catégories de parents sans aucune échappatoire devant l’arrêt brutal de leur ancienne petite vie étriquée mais soudainement désorganisée se sont retrouvés totalement déboussolés lorsque la bise du corona souffla durant ces semaines interminables. Les moralisateurs et les experts en jugements hasardeux, ceux qui sont souvent les chefs de file des faukonyakas enclins à tirer à boulets rouges sur la fonction publique en général et l’éducation nationale en particulier ont dû se rendre à certaines évidences. Dépassés, stressés, sans alternative  et incapables d’occuper et de s’occuper de leurs propres progénitures durant ces quelques temps, ils rongeaient leur frein en pointant du doigt les mêmes boucs émissaires et le manque d’anticipation ou la frilosité de nos gouvernants par ailleurs pas toujours exempts de reproches dans la gestion de cette crise.

 

Finalement, le déconfinement a fini par devenir réalité mais la possibilité d’une seconde vague est anxiogène pour ces procréateurs presque malgré eux. Fort heureusement,  un accès élargi aux stations balnéaires se profile et laisse encore entrevoir si tout se passe bien, une porte ouverte vers le bonheur avec l'éventualité de pouvoir se débarrasser tranquillement des échantillons les plus pénibles de ces chérubins durant la période estivale. Comme le disait  Alphonse allais : " Quand vient l'été les familles se dirigent vers la mer en y emmenant leurs enfants, dans l'espoir souvent déçu, de noyer les plus laids. ". Sinon, on peut aussi envisager une colonie de vacances façon "sa majesté des mouches".

Mais  si ces différents plans tombent à l'eau et qu'il ne reste aucune autre perspective,  je crains une avalanche de drames familiaux à la rentrée.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article