Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par pol

Adieu à la poésie

Mes pleurs sont à moi, nul au monde
Ne les a comptés ni reçus,
Pas un oeil étranger qui sonde
Les désespoirs que j’ai conçus

L’être qui souffre est un mystère
Parmi ses frères ici-bas ;
Il faut qu’il aille solitaire
S’asseoir aux portes du trépas.

J’irai seule et brisant ma lyre,
Souffrant mes maux sans les chanter ;
Car je sentirais à les dire
Plus de douleur qu’à les porter

Paris, 1835

Louise Ackermann,  Premières poésies (1871)

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article