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Publié par pol

(Tout lien avec l’actualité d’un professeur hyper médiatisé et la recherche d’un traitement contre le Covid 19 n’est sans doute pas fortuit et comme d’habitude chaque clan trouvera ce qu’il a envie d’y voir).

 L’histoire humaine n’est qu’un éternel recommencement, aux mêmes maux les mêmes effets et rien ne nous sert jamais de leçon, chacun campe sur ses certitudes. Et comme disait Desproges, la seule certitude que j’ai c’est d’être dans le doute.

L’épidémie de covid19 s’est rapidement étendue à travers le monde entier. Depuis l‘annonce des autorités sanitaires déconseillant l’usage des anti-inflammatoires qui augmentent les risques de complications graves, les ventes Paracétamol se sont envolées. A l’image du gel hydro alcoolique, de la farine et du papier WC, les gens se sont rués dans les officines et sur internet pour stocker de manière irraisonnée ce nouveau remède miracle dès la diffusion des messages anxiogènes des médias et des réseaux sociaux. Des mesures drastiques ont être prises pour en limiter le commerce.

Pourtant, comme tout médicament, le paracétamol est loin d’être anodin et l’auto médication fait plusieurs milliers de morts chaque année. Le paracétamol (Doliprane, Dafalgan, Efferalgan) utilisé couramment depuis les années 1950 comme antalgique (contre la douleur) et antipyrétique (anti-fièvre) reste l’un des médicaments les plus prescrits au monde.

L’histoire du paracétamol est pourtant tourmentée puisque après avoir été découvert par hasard à la fin du 19é siècle, il est tout d’abord interdit durant plusieurs décennies en raison de sa toxicité.

Sa découverte découle d’une erreur d’approvisionnement. En effet, deux médecins strasbourgeois qui étudiaient l’effet du naphtalène comme antiparasitaire se trouvèrent en rupture de naphtalène. Pour poursuivre leurs études, ils décidèrent alors de passer commande chez un pharmacien de la ville. Or, à leur grande surprise, ce « naphtalène » ne présentait aucune propriété antiparasitaire. Ils testent alors le produit et découvrent les propriétés antipyrétiques de cette molécule, qui s’avérait être de l’acétanilide et non du naphtalène. L’acétanilide donna naissance à deux molécules, la phénacétine et le paracétamol.

En 1893, un médecin compara l’efficacité et la toxicité de ces deux molécules. Selon lui, le paracétamol était beaucoup plus toxique pour le rein que la phénacétine, ce qui envoya le paracétamol aux oubliettes pour près de 60 ans. Dans les années 1950, une augmentation importante de cas d’insuffisance rénale chronique chez les utilisateurs réguliers de phénacétine est observée. Les recherches sur le paracétamol sont relancées confirmant ses propriétés antalgiques et antipyrétiques ainsi que sa bonne tolérance pour le rein. La phénacétine est retirée du marché, le paracétamol obtient son autorisation de mise sur le marché en 1955.

L’erreur d’analyse d’un médecin qui compara l’efficacité des deux molécules en 1893 et l’absence à cette époque d’essais cliniques explique cette mise à l’écart du paracétamol. Aujourd’hui, grâce à la systématisation des essais cliniques à grande échelle, qui permettent de mettre en évidence les effets indésirables des médicaments, la phénacétine, toxique pour le rein n’aurait jamais eu l’autorisation d’être commercialisée !

À mettre en perspective de notre urgence sanitaire et à méditer par tous les Faukonyaka.

source :https://www.pharmaservices.fr/

 

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