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Publié par pol

Le 4 avril 2018 marquera le cinquantième anniversaire de la disparition du pasteur Martin Luther King, symbole de la lutte contre la ségrégation raciale et pour l’égalité des droits civiques aux Etats-Unis.

C’est avec le boycott des bus de Montgomery en 1956, en Alabama du sud que le pasteur va devenir célèbre.

Le 1er décembre 1955 Rosa Parks, refuse comme le prévoit la loi de laisser sa place à un blanc dans le bus. Elle est arrêtée et jugée. Martin Luther King va alors initier une campagne de boycott de la compagnie de bus qui va durer plus d’un an. Jusqu’ à ce que la loi de ségrégation dans les bus soit reconnue contraire à la constitution des Etats-Unis.

Cet événement peut être considéré comme l’élément déclencheur de la prise de conscience des noirs de la nécessité de la lutte pour l’égalité. Malgré les provocations, les intimidations, les menaces physiques et la violence des ségrégationnistes et des membres du Ku Klux Klan, Martin Luther King va parvenir à mobiliser les foules faisant de l’égalité des droits civiques un enjeu politique majeur dans le pays.

Adepte de Gandhi et de ses grandes marches non violentes, Martin Luther King organise la désobéissance civile. Avec en point d’orgue son fameux discours du 28 août 1963 à Washington devant plus de 250 000 personnes: « I have a Dream »

"J'ai fait un rêve... Un jour, chaque Noir de ce pays, chaque homme de couleur dans le monde entier sera jugé sur sa valeur personnelle plutôt que sur la couleur de sa peau"…

Toutes ces campagnes vont aboutir aux lois votées en 1964. Les « Civils and Voting Rights acts ». Ces lois censées donner les mêmes droits à tous sans discrimination basée sur la race, la couleur, la religion, le sexe, ou l’origine nationale. Un vœu resté pieux.

Prix Nobel de la paix en 1964, Martin Luther King est assassiné d’une balle en pleine tête à Memphis le 4 avril 1968. Il avait 39 ans. Son meurtre n’a jamais été élucidé, son assassin présumé ayant avoué avant de se rétracter.

En 2008, l’élection présidentielle américaine portant le candidat démocrate Barack Obama incarnait pour beaucoup le renouveau de la lutte pour une réelle égalité des droits civiques et contre le racisme encore si présent dans le quotidien de nombreux américains. Hélas, deux mandats plus tard le réveil est brutal avec la venue au pouvoir de l’affligeant triste sire Trump, caricature extrême du côté tragiquement sombre de l’Amérique et idole entre autres de tous les crétins de l’univers. Le monde n’est pas encore à la veille de voir se réaliser le rêve de Martin Luther King.

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Mimi 21/03/2018 17:40

Pauvre Amérique ! Et une question demeure : pourquoi autant de fous furieux à la tête de nombreux pays ?