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Publié par pol

Même si les machines à écrire d'antan devenues objets de collection ont peu à peu cédé la place aux ordinateurs, le clavier reste l'outil indispensable pour communiquer avec nos chères machines. Celui qui me permet par exemple de taper les quelques lignes que vous êtes en train de lire. Mais pourquoi un tel ordonnancement des touches si peu pratique pour le néophyte?

Le premier brevet de ce qui ressemble à une machine à écrire date de 1714 et un modèle destiné aux aveugles est également breveté en 1780. Mais pour le prototype moderne, tout commence en 1867 aux États-Unis. Christopher Latham Sholes et Carlos Glidden inventent la machine à écrire qui ressemble à ça (voir photo ci-dessous).

Celle-ci est commercialisée dès 1874 par Remington, société également réputée comme fabricant d’armes.

Cet appareil constitué d’un clavier permet de lever une tige munie d’une lettre ou d’un symbole en relief en appuyant sur la cinquantaine de touches présentes. Cette tige vient frapper une bande imbibée d’encre placée devant la feuille de papier. La lettre correspondante s’imprime sur la page par ce simple procédé mécanique.

Rapidement, il s'avère que les utilisatrices des machines à écrire tapent trop vite. Certaines tiges se soulèvent en même temps et bloquent le mécanisme.

En 1868, Sholes a alors l’idée de séparer de part et d’autre du clavier, les lettres fréquemment utilisées en langue anglaise comme le Q, le R, E, le W, etc. Ainsi, les tiges correspondantes s’emmêlent moins lorsque la frappe est rapide. Le clavier QWERTY est né. Le clavier AZERTY est une simple adaptation à la langue française. En fait, la disposition que nous connaissons est purement mécanique et s'est faite au détriment de l’ergonomie.

Aujourd’hui, nous n’utilisons plus de clavier mécanique. Il est donc ridicule que nos claviers soient encore sous cette forme.

C’est pour cela que dans les années 30, aux États-Unis, un autre agencement des touches du clavier fut mis au point de façon optimisée, non pas pour régler les problèmes mécaniques, mais pour assurer le confort de l’utilisateur. Les consonnes et les voyelles les plus utilisées étaient disposées sur la ligne centrale. Un autre ordonnancement connu sous le nom de DIATHENSOR, correspondant aux 10 lettres les plus utilisées en langue anglaise vit également le jour.

 

Mais le temps d’adaptation des claviers AZERTY et QWERTY vers ces nouvelles ergonomies était tellement long qu’elles furent aussi vite expérimentées qu’abandonnées.

Et nous conservons depuis notre bon vieux clavier azerty.

Et par malheur, nous subissons toujours également l’affligeante marionnette sans fil, le piètre, suffisant cabotin et vibrionnant Christian Clavier dans le paysage cinématographique français. Là, un traitement de choc est fortement conseillé : à la trappe le triste, insipide et ennuyeux Clavier qui ferait passer Jean Claude Van Damme pour un tragédien de génie. Notre patience a des limites : pas de temps d’adaptation, tu zappes la séance illico en appuyant sur la touche « ECHAP ».

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Mimi 04/03/2018 09:44

Il y a tellement longtemps que j'utilise un clavier AZERTY que je me demande comment mon pauvre cerveau habitué à cet automatisme, réagirait au chamboulement de celui-ci ? Sans doute mes phrases n’auraient aucun sens, mais en ont-elles d’ailleurs... Quant à l’autre clavier, je préfère ne même pas l'évoquer. J’ai la bonne touche pour ça, la même que la tienne d’ailleurs !