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Publié par pol

Contrairement à ce que peut laisser penser la signalétique de cette pancarte,  je reste sagement confiné dans la banlieue parisienne. J'ai écrit ce billet dans une autre vie antérieure au confinement. L'ancien monde perdu où les citadins en goguette dans les campagnes françaises portaient plainte contre un coq qui chantait trop fort, un agriculteur qui épandait son fumier trop tôt ou trop près de leur résidence secondaire etc. Bref un  monde d'avant, avant que ces mêmes cons-citoyens, parisiens en tête de cortège découvrent les vertus de la vie au grand air et se ruent par milliers sur les routes de la province pour tenter de diffuser le virus du covid 19 dans nos régions encore épargnées.

Vous pouvez le constater sur le panneau indicatif, ce billet prend sa source au  fin fond d'une localité perdue au milieu de nulle part dans l'Yonne, ce qu’il est souvent convenu d’appeler chez quelques urbains accros à leurs embouteillages et leur air pollué « le trou du cul du monde », un bled merdique en quelque sorte.Je crois que j'ai mis le doigt sur un endroit qui tombe fort à propos avec le mot du jour. Il faut parfois savoir descendre sous la ceinture pour élever le niveau culturel et je tente la démonstration.

Malgré l'enthousiasme prédominant ces derniers jours dans certains discours de pseudo-experts en tout et n'importe quoi, spécialistes des jugements hasardeux et des retournements de veste intempestifs, la crise perdure et les temps sont durs pour (presque) tout le monde et le pire semble devant nous. Il y a des lendemains qui chantent pour certains mais la mélopée n’a pas la même tonalité pour tous.

Quand tout semble soudainement  aller mieux, les «professionnels de la profession de l'enfumage », invités permanents d’émissions similaires qui tournent en boucle depuis plusieurs décennies sur nos médias crient au miracle aujourd’hui  et nous assèneront les discours inverses dans quelques semaines, quelques mois pour nous prouver « qu'ils avaient raison avant les autres et que leurs prédictions erronées se révèlent finalement justes ». Tant que ça rapporte à leur petit commerce et que les gogos gobent tout ça, pourquoi s’en priver, le marché est florissant. Il faut libérer de l'espace dans le cerveau des téléspectateurs pour faire vendre un max de canettes de coca comme on dit chez TF1, beauf FM et Cie.

En résumé, mon brave Monsieur, ma brave dame, on n'y peut rien quand tout va mal sinon courber davantage l’échine et serrer les fesses en attendant des jours meilleurs qui tardent à venir, voilà ce qui ressort de leurs interminables logorrhées diarrhéiques. 

Toujours est-il qu’à contracter les miches pour un oui pour un non, il ne faudra pas s'étonner si un pourcentage croissant de la population mondiale se met à souffrir d'Apopathodiaphulatophobie, un mot rare et compliqué qui en psychiatrie désigne la peur de la constipation.

Alors de traitements en lavements, de couleuvres avalées en épidémies virales et de gastro-entérite à force d'ingurgiter les produits avariés transformés par les charognards qui n'ont que le profit comme ligne d'horizon, quand tout ce beau monde va enfin se lâcher, imaginez le désastre sous forme de torrents d'étrons dévastateurs... La crue de la seine fera bien pâle figure.

Votre défi des prochains jours, placer innocemment ce mot dans la conversation en respectant bien sûr le distanciation sociale:).

Dans un papier suivant pour élever le débat, sauf si vous êtes réellement au bout du rouleau, nous traiterons de l’incontinence en direct de Montcuq, un sujet tabou à prendre toutefois avec des pincettes.

 

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Mimi 18/02/2018 22:57

Essayer d’introduire ce mot dans la conversation, voilà une grosse affaire ! J’ai bien peur de ne pas réussir, ça va coincer...